Nous connaître

Une histoire dominicaine à Paris

Depuis plus de huit siècles, les frères dominicains sont enracinés à Paris, au cœur de la vie intellectuelle, spirituelle et universitaire. Dès leur arrivée en 1217, ils fondent le couvent Saint‑Jacques, qui deviendra l’un des centres majeurs de l’Ordre dans le monde. Malgré les suppressions révolutionnaires et les expulsions successives, les Dominicains n’ont jamais cessé de reprendre pied dans la ville. Aujourd’hui, leur mission continue, portée par une même passion pour la vérité, l’étude, la liturgie et la rencontre.

Deux couvents, une même vocation

Au sein de la ville, les deux couvents dominicains sont comme deux visages d’une même vocation :
celle de faire rayonner la lumière du Christ, dans la sobriété, la clarté et la fraternité.

/

L’histoire du couvent Saint-Jacques

Huit siècles de présence dominicaine au cœur de Paris

Depuis 1217, le couvent Saint‑Jacques est un lieu de foi, d’étude et de prédication. Malgré les bouleversements de l’histoire, les frères dominicains ont toujours cherché à faire rayonner l’Évangile au service de la vérité, au cœur même de la capitale.

1217 / De saint Dominique à la Révolution française

Le 15 août 1217, saint Dominique envoie sept frères à Paris pour étudier, prêcher et fonder une communauté. Rapidement, en août 1218, ils s’installent dans un hospice de pèlerins dédié à saint Jacques, sur la rue Saint‑Jacques. Ce lieu deviendra le couvent le plus prestigieux de l’Ordre.

1790‑1849 / Fermeture et dispersion

Le 1er  septembre 1790, la communauté est dissoute sous la Révolution. Les frères dispersés ne se regroupent qu’à la mi‑octobre 1793. Le couvent est démoli au XIXᵉ siècle lors des transformations urbaines.

1849 / La restauration sous Lacordaire

À partir de 1849, le père Lacordaire restaure la présence dominicaine à Paris, d’abord rue de Vaugirard, puis rue Jean‑de‑Beauvais. En 1886, la communauté s’installe rue du Bac, puis en 1901 au 5‑7 rue de la Chaise, avant d’être à nouveau expulsée en 1903.

1968 / Le couvent

Le couvent Saint-Jacques qui était depuis les années 30 un couvent de ministère, parfois assez engagé : résistance pendant la guerre, accueil du Père Chenu après sa condamnation de 1942, Journées sacerdotales pour les prêtres parisiens, liens avec des équipes de prêtres ouvriers devient, avec le transfert du Saulchoir, de ses régents et de ses lecteurs, un couvent d’« intellectuels ».


L’histoire du couvent de l’Annonciation

Cinq siècles de présence dominicaine au cœur de Paris

Le couvent de l’Annonciation est situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, au 222 rue du Faubourg Saint‑Honoré. Il est né en 1874, dans un contexte de redéveloppement des Dominicains à Paris. Il veut prendre la suite du couvent qui a existé aux XVIIe et XVIIIe siècles rue Saint-Honoré.

Début XXᵉ siècle / S’accrocher dans les épreuves

La crise anticléricale qui déchire la France au tournant du XXe siècle est un grand défi pour les frères. L’église est achevée, mais pas le couvent, alors que les frères sont expulsés par deux fois. En 1924, avec l’aide leurs amis laïcs, ils parviennent enfin à racheter l’Annonciation. 

Années 1930 / Un couvent moderne au coeur de la ville

A partir de 1930, le couvent est enfin édifié. Il est moderne et sobre, autour d’un cloître lumineux. C’est peut-être le dernier vrai cloître construit à Paris. Sa simplicité est conforme à l’esprit dominicain de dépouillement ; elle est faite pour le silence et la prière. Les frères sont rapidement très nombreux.

Un couvent dédié à la vie fraternelle et à l’accueil

Au fil des années, le lieu devient un point d’ancrage pour les frères engagés dans la prédication à Paris. Il se distingue du couvent Saint‑Jacques par son atmosphère de retraite spirituelle, mais aussi par le fait que les frères en sortent beaucoup pour prêcher dans la ville. Au cours des années, les espaces d’accueil sont agrandis, toujours pour servir la rencontre et la parole.

Aujourd’hui

Le couvent de l’Annonciation accueille une communauté de frères prêcheurs, engagés dans la liturgie, l’écoute, le partage et la mission. Sa chapelle, simple et lumineuse, est un lieu de paix et de silence pour les fidèles et les nombreux visiteurs de passage dans ce beau quartier.